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Hélène Boulègue, Flöte

Aktualisiert: 30. Sept. 2023



Née en 1990, Hélène Boulègue décide très tôt de faire de la flûte sa profession. Après avoir fini sa scolarité et son cursus musical à Nevers, elle entre successivement au Conservatoire à rayonnement régional de Paris dans la classe de Vincent Lucas, au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans la classe de Pierre-Yves Artaud et Florence Souchard, puis elle finit ses études à la Hochschule für Musik de Karlsruhe dans la classe de Renate Greiss-Armin. C’est début 2010 qu’elle obtient le poste de seconde flûte à l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg. Depuis, Hélène Boulègue participe activement à la vie musicale de la Grande Région en étant régulièrement invitée à faire des remplacements à l’Orchestre de Chambre du Luxembourg, la Chapelle St. Marc ainsi qu’au Theater Trier. Elle a également été invitée à jouer à la Chambre Philharmonique, l’Orchestre de Paris, auprès des Berliner Philharmoniker et avec le Chamber Orchestra of Europe. Ne se limitant pas à l’orchestre, Hélène Boulègue prend un grand plaisir à faire de la musique de chambre. Elle a déjà pris part aux Internationale Fredener Musiktage, et s’est illustrée avec les percussionnistes de l’orchestre dans un concert organisé par les amis de l'OPL. En mai 2015, elle a obtenu un deuxième prix au concours international du Printemps de Prague.


Demandez aux musiciens:

Comment as-tu choisi ton instrument? Je viens d’une famille non musicienne et je pense que c’était l’idée de ma mère de m’inscrire à l’école de musique. J’étais en 2ème classe à l’école primaire et je voulais jouer du piano. Comme ma mère m’élevait seule, cela aurait été un investissement trop important. J’ai donc choisi le violon mais malheureusement la classe était au complet. Finalement j’ai dû choisir dans la liste des instruments et j’ai choisi le cor. Mais ma mère trouvait que l’instrument était trop bruyant et trop encombrant pour moi et c’est ainsi que je me suis décidée pour la flûte - en pensant qu’il s’agissait de la flûte à bec !

Quelle importance a le chef d’orchestre pour toi? La qualité du chef d’orchestre est primordiale, surtout son travail avec l’orchestre pendant la semaine qui précède le concert.

Quel est ton compositeur préféré et quelle œuvre aimes-tu particulièrement? En tant que flûtiste, j’adore la musique de Jolivet, en particulier la pièce pour flûte et piano, le « Chant de Linos », mon cheval de bataille. Je l’ai jouée à deux de mes concours internationaux et même si je devais la jouer tous les jours, je ne m’en lasserais jamais ! A l'orchestre, j’aime jouer du Mozart ou du Beethoven, mais par exemple aussi du Strauss ou du Stravinski. Il y a peu de compositeurs que je n'aime pas vraiment.

Quelle importance ont les tournées de l’orchestre pour toi? Je pense que pour la renommée de l’orchestre, c’est très important. Personnellement j’aime partir en tournées, mais le fait que l’OPL ne parte pas aussi souvent qu'un orchestre comme Amsterdam ou Berlin ne me dérange pas : j’aime aussi rester à Luxembourg, où je me sens vraiment chez moi.

Quel est ton état d’âme après un concert qui a connu un grand succès? Comme tous mes collègues je suis très heureuse après un concert réussi et à la fin nous allons souvent boire un verre pour discuter de notre prestation. C’est également très motivant et me donne envie de jouer encore mieux lors des prochains concerts.

En dehors de la musique qui ou quoi est primordial dans ta vie? Mon partenaire et toutes les personnes qui ont une importance dans ma vie.

Que fais-tu pendant ton temps libre? Il y a quatre ans j’ai commencé à jouer au Badminton et c’est devenu ma deuxième passion. Entre temps je m'entraîne jusqu’à cinq fois par semaine si mon emploi du temps et mes muscles fatigués me le permettent.

Y a-t-il d’autres genres de musique que tu aimes écouter? A l’âge de 14 ans j’ai essayé de faire du Jazz. Mais comme j’ai une très mauvaise oreille pour réussir les improvisations, j’ai abandonné. Par contre j’aime beaucoup écouter différents genres de musique, et à part des styles un peu trop bruyants à mon goût, je suis capable d'apprécier facilement un large spectre de musiques.

Est-ce qu’il y a des musiciens ou des personnalités qui t’ont marquée? En tant que flûtiste évidemment Emmanuel Pahud. Parmi les personnes que j’ai rencontrées sur mon parcours, c’est le chef d’orchestre Yannik Neget-Séguin qui m’a particulièrement inspirée. La chanteuse Diana Damrau fut également une grande révélation pour moi. Depuis mon arrivée à l’orchestre j’ai pu apprendre énormément en écoutant mes collègues solistes, surtout ceux des instruments à vent, qui arrivent chaque nouvelle semaine à me surprendre toujours un peu plus.

Comment es-tu arrivé à Luxembourg et qu’aimes-tu particulièrement ici? C’est un peu par hasard que je suis arrivée ici. Au départ j’ai pensé me consacrer plutôt à l’enseignement après la fin de mes études. Mais arrivée au Conservatoire de Paris, mon professeur m’a encouragée à passer le concours pour la place vacante de flûte et Piccolo à l’orchestre du Luxembourg. Je me suis mise au travail pour préparer le concours en espérant réussir le premier tour. A ma grande surprise et à ma grande satisfaction j’ai gagné le concours. C'était pour moi un grand bonheur que venir m'installer au Luxembourg pour plusieurs raisons. Déjà, je ne me plaisais pas du tout à Paris, une ville beaucoup trop grande et impersonnelle pour moi. Au lycée de Nevers, ma ville natale, j’ai choisi l’allemand comme première langue et j’avais envie de me rapprocher de l’Allemagne. Je pense que pour moi le Luxembourg est le parfait compromis entre la France et l’Allemagne, et je m'y sens vraiment à ma place.

Comment perçois-tu l’évolution de l’orchestre depuis ton arrivée et qu’est-ce qui pourrait influencer son développement futur? Depuis mes débuts à l’OPL il y a sept ans, j’ai pu constater une grande amélioration de la qualité de l’orchestre, due en partie à l’arrivée de nouveaux musiciens très motivés. Egalement la bonne ambiance à l’orchestre, le travail de Gustavo Gimeno, les chefs invités intéressants comme p.ex. Pavo Järvi et les solistes de qualité, ont contribué au développement de l’orchestre.

En juin 2017 tu as réussi un exploit exceptionnel en gagnant le 1er prix au concours international de flûte à Kobe (Japon) Peux-tu nous dire quelques mots sur ton approche, ta motivation? Il y a quatre ans, à 23 ans, je venais de finir ma licence au Conservatoire de Paris, quand j’ai décidé de passer un concours international, le concours de Kobé au Japon. J’ai réussi à aller au deuxième tour, ce qui n’était déjà pas mal. Je suis restée pour écouter le concours jusqu’à la fin et en écoutant la finale je me suis rendue compte que je jouais de la flûte mais que je ne faisais pas assez de « musique ». J’avais mis toute la valeur sur la sonorité et la perfection des notes. J’ai décidé de reprendre des cours avec un professeur et je suis rentrée en Master à la Musikhochschule de Karlsruhe dans la classe de Renate Greiss, ce qui a été très bénéfique pour mon développement musical. Après le concours international de Genève, j’ai passé le concours international de Prague en 2015, où j’ai obtenu le deuxième prix. En septembre de la même année j’ai passé le concours ARD à Munich où j’ai été également au deuxième tour. Cette année je me suis réinscrite au concours de Kobé, une décision que j’avais déjà prise en 2013 après le premier concours, parce que j’avais besoin de boucler la boucle. J’étais très contente d’avoir été sélectionnée sur enregistrement et d’être parmi les 53 flûtistes sur 250 flûtistes inscrits. Comme à 27 ans j’étais pratiquement sûre de passer mon dernier concours international, les limites d’âge se situant généralement à 30 ans, je me suis mise à travailler plus dur encore que pour les concours d'avant, et à mon grand bonheur j’ai décroché le premier prix du concours international de flûte de Kobé 2017.


Comment va ton instrument et qu’est-ce qu’il en dit ?









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