Les Hautbois

Les Hautboïstes

Anne-Catherine, Fabrice et Olivier

Anne-Catherine Bouvet-Bitsch

Anne-Catherine Bouvet-Bitsch wurde 1971 in Straßburg geboren. Im Alter von sechs Jahren erhielt sie ihren ersten Musikunterricht und wandte sich dann sehr schnell ihrem Lieblingsinstrument, der Oboe, zu. Ihr Studium begann sie zunächst in Straßburg, ihr weiterer Ausbildungsweg führte sie in der Folge erst an das Conservatoire National de Région in Boulogne-Billancourt und anschließend an das Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse in Paris, wo sie ihr Studium 1995 abschloss. In verschiedenen europäischen Orchestern sammelte sie Berufserfahrung, bevor sie 1996 das Probespiel für die Stelle der zweiten Oboe und des Englischhorns im Orchestre Philharmonique du Luxembourg gewann.


Fabrice Mélinon

Fabrice Mélinon entstammt einer Musikerfamilie in dritter Generation. Sein Studium nahm er in Grenoble in der Klasse von Jean Monchanin auf, um nach einem Fortbildungsjahr bei César Ognibene in Valencia in das Staatliche Konservatorium Lyon in die Klasse von Christophe Gayot und Guy Laroche einzutreten, die er mit einem einstimmigen ersten Preis abschloss. Im Folgejahr erhielt er einen 1. Preis im 3. Kammermusikzyklus (Bläsertrio). Nach etlichen Stationen in verschiedenen Orchestern wie dem Ensemble instrumental de Grenoble, dem Orchestre de Bretagne oder dem Orchestre national du Capitole de Toulouse kam er schließlich als Solo-Oboist zum RTL-Symphonieorchester, das später zum Orchestre Philharmonique du Luxembourg wurde. Er war zehn Jahre Professor am Konservatorium Ettelbrück und, als leidenschaftlicher Geigenbauer, 17 Jahre lang Stimmer für die Fossati-Betriebe. Vielseitig begabt, spielt er auch auf alten Instrumenten in spezialisierten Orchestern wie La Chambre Philharmonique und Anima Eterna. Seine Diskographie umfasst Aufnahmen von Werken von Telemann, Reinecke, Ohana, Dartevelle, Wengler und eine CD, das dem Bläsertrio in der Besetzung Oboe, Klarinette und Fagott gewidmet ist. Sein Repertoire ist entsprechend groß und vielfältig. Fabrice Mélinon ist Preisträger mehrerer nationaler und internationaler Wettbewerbe: Paris, Arras, Illzach, Montpellier. Er besitzt ebenfalls ein Staatliches Hochschuldiplom für Musik und das Staatsdiplom als Professor für Oboe.


Olivier Germani

1969 in Grenoble geboren, bekam Olivier Germani mit neun Jahren Oboenunterricht. Nach seinem Studium in Nîmes und Boulogne-Billancourt trat er 1989 in die Klasse von Jean-Christophe Gayot und Guy Laroche im Staatlichen Konservatorium Lyon ein und absolvierte anschließend die Klasse von Maurice Bourgue im Genfer Konservatorium. 1994 wurde er unter der Leitung von Claudio Abbado Solo-Oboist im Gustav-Mahler-Jugendorchester. Als Mitglied des Bläserquintetts Haïzea und Preisträger der internationalen Wettbewerbe von Trappani und Martigny arbeitete er für die Oper und das Staatliche Orchester Lyon, für die Orchester von Toulouse, Nancy, Saint-Étienne und RTL. 2002 trat Olivier Germani dem Orchestre Philharmonique du Luxembourg bei. Er spielt für die Stiftung EME seit ihrer Gründung. Er ist Gründungsmitglied des Vereins Chants et Musiques en pays mosellan und organisiert jedes Jahr das Festival du Printemps Musical en pays mosellan, das Künstlern aus der Großregion eine Bühne bietet.

Fragen an den Musiker: 

Comment as-tu choisi ton instrument?

Anne-Catherine : J’ai d’abord commencé par apprendre un instrument à clavier, puis pour jouer à l’harmonie du village, comme les enfants de mon âge, j’ai demandé à mes parents de pouvoir apprendre un instrument à vent. Je ne voulais pas faire de la flûte, car il y avait déjà 15 flûtistes, ni de la clarinette, il y avait déjà 30 clarinettistes, alors j’ai choisi le hautbois. J’ai donc commencé le hautbois à l’âge de 9 ans et très vite, j’ai pu jouer à l’orchestre d’harmonie et j’ai décidé d’en faire mon métier.

Fabrice : Comme Anne-Catherine, j’ai débuté mon éducation musicale par quatre ans de piano mais sans succès, parce qu’il fallait beaucoup trop travailler. A 11 ans, j’ai arrêté le piano et j’ai voulu jouer de la trompette, mais mes parents n’était pas d’accord à cause du bruit. Je me suis rendu à l’école de musique pour m’inscrire en classe de flûte, mais le professeur n’était pas là. J’ai tenté ma chance à la clarinette mais le professeur était malade. Il ne restait alors plus que le professeur de hautbois qui était présent et c’est ainsi que j’ai essayé le hautbois. Comme au bout de dix minutes j’ai réussi à faire une gamme de do majeur, le professeur pensait que j’avais des prédispositions pour cet instrument.

Olivier : Je n’ai pas eu de problème de choix, j’ai choisi mon instrument par amour. J’étais très amoureux, c’était mon premier amour, d’une jeune fille qui jouait du hautbois et qui par la suite est devenue basketteuse professionnelle. A cela s’est ajouté qu’une amie de ma mère, professeur de musique et institutrice, cherchait un hautbois pour l’orchestre d’harmonie, c’est donc l’amour plus le manque de hautboïste, qui ont déterminé que j’ai choisi le hautbois.

Quelle importance a le chef d’orchestre pour toi?

Fabrice : Le chef d’orchestre est primordial, c’est lui qui coordonne tous les musiciens, c’est grâce à lui qu’on arrive à jouer ensemble, qu’on essaie d’interpréter sa vision de la musique.

Anne-Catherine : Oui, il y a deux aspects, l’aspect de coordonner techniquement tous les musiciens leur permettant de jouer ensemble et l’aspect d’interprétation, où le chef propose sa version de l’œuvre que les musiciens essaient de comprendre, afin de la restituer le mieux possible.

Olivier : Il y a un côté interactif, parce que nous sommes les acteurs de la musique, c’est donc l’alchimie entre le chef et les musiciens qui détermine l’interprétation de l’œuvre.

Anne-Catherine : En ce qui concerne l’interprétation, on peut distinguer les chefs qui ont une attente très précise et qui imposent aux solistes de l’orchestre leur vision des choses et ceux qui vont plus laisser libre cours à l’inspiration de chacun.

Quel est ton compositeur préféré et quelle œuvre aimes-tu particulièrement?

Fabrice : Le chef d’orchestre est primordial, c’est lui qui coordonne tous les musiciens, c’est grâce à lui qu’on arrive à jouer ensemble, qu’on essaie d’interpréter sa vision de la musique.

Anne-Catherine : Oui, il y a deux aspects, l’aspect de coordonner techniquement tous les musiciens leur permettant de jouer ensemble et l’aspect d’interprétation, où le chef propose sa version de l’œuvre que les musiciens essaient de comprendre, afin de la restituer le mieux possible.

Olivier : Il y a un côté interactif, parce que nous sommes les acteurs de la musique, c’est donc l’alchimie entre le chef et les musiciens qui détermine l’interprétation de l’œuvre.

Anne-Catherine : En ce qui concerne l’interprétation, on peut distinguer les chefs qui ont une attente très précise et qui imposent aux solistes de l’orchestre leur vision des choses et ceux qui vont plus laisser libre cours à l’inspiration de chacun.

Est-ce que les tournées de l’orchestre sont importantes pour toi?

Fabrice : Les tournées sont l’image de marque d’un orchestre, indépendamment du plaisir que nous avons à partir en équipe, vu l’excellente ambiance au sein de l’OPL.

Anne-Catherine : Elles sont aussi très importantes pour le rayonnement international de l’orchestre et créent des liens entre les musiciens.

Quelle signification a la musique pour toi?

Fabrice : De la satisfaction et de la chance d’avoir réussi un concert de cette qualité.

Anne-Catherine : De la reconnaissance de pouvoir faire ce métier, de se sentir humble face à la musique à l’issu d’un concert réussi et auquel j’ai participé.

Olivier : La satisfaction peut être personnelle, le concert peut avoir eu un grand succès mais personnellement, on n’est parfois pas convaincu.

Qui ou quoi est primordial dans ta vie?

Anne-Catherine, Fabrice, Olivier : Les enfants, la famille.

Que fais-tu pendant ton temps libre?

Fabrice : Du sport et de la cuisine.
Anne-Catherine : Du Yoga, du jardinage et de la lecture.
Olivier : La maison, des enfants, de la lecture et le Cinéma.

Y a-t-il d’autres genres de musique que tu aimes écouter?

Fabrice : Le Rock, le Jazz, d’ailleurs je joue de la guitare basse avec grand plaisir dans un groupe de Rock.

Anne-Catherine : J’aimerais bien jouer d’autres musiques, mais par notre formation classique et notre instrument, nous sommes très limités. J’aime écouter de la variété, du jazz et la musique que mes enfants écoutent.

Olivier : Je suis un pur amateur de musique classique à part que, dans ma jeunesse, j’écoutais des chansons de Brassens et Brel.

Est-ce que d’autres musiciens ou de compositeurs t’ont marqué(e)?

Fabrice : Il y a une personnalité qui a incontestablement transformé ma vie, c’est Emmanuel Krivine. Il m’a permis d’évoluer à plusieurs niveaux, celui de ma personne et celui de ma personnalité de musicien. Je lui dois beaucoup. Pour moi, il y a l’avant et l’après Krivine. Egalement le hautboïste Pierre Pierlot ; c’est lui qui m’a donné l’envie de faire du Hautbois mon métier.

Anne-Catherine : C’est vrai qu’Emmanuel Krivine est resté longtemps à la tête de l’orchestre à une période charnière de son évolution. A moi aussi, il a énormément apporté dans mon expression de musicien d’orchestre.

Olivier : Pour moi, la période Krivine était également d’une grande importance, mais Maurice Bourgue m’a marqué encore davantage. Il y a eu, comme pour Fabrice avec Emmanuel Krivine, l’avant et l’après Maurice Bourgue. Ensuite c’était mon arrivée à l’OPL, où j’étais épaulé par Fabrice dans mes débuts à l’orchestre.

Anne-Catherine, Fabrice, Olivier : Ce qui est intéressant, c’est que nous nous connaissions tous avant de venir à l’OPL. Nous nous sommes rencontrés pendant nos études à Lyon et Paris et dans différents orchestres et concerts occasionnels, ce qui fait que notre pupitre a la chance de travailler dans une ambiance amicale et dans une entente parfaite.

Comment es-tu arrivé à Luxembourg et qu’aimes-tu particulièrement ici?

Anne-Catherine, Olivier, Fabrice : Tout à fait par hasard, nous avons appris qu’il avait une place vacante, nous nous sommes présentés et nous avons gagné le concours. Ce sont les conditions de travail, la qualité de vie et le cosmopolitisme qui nous plaisent énormément. Egalement le fait, que les habitants parlent plusieurs langues facilement, sans oublier les nombreux moyens mis à disposition des institutions culturelles à Luxembourg.

Quelle sera l’évolution de l’OPL dans 5 ans selon toi et que lui souhaites-tu pour le futur?

Fabrice : Le chef, mais également la fusion avec la Philharmonie ont renforcé, stabilisé et influencé l’orchestre pour le futur. Nous avons vu une énorme différence depuis la fusion, puisque maintenant l’orchestre est une entité de la Philharmonie.

Anne-Catherine : L’évolution de l’orchestre depuis mon arrivée en 1996 est énorme. A l’époque l’orchestre répétait à la Villa Louvigny et jouait les concerts au Conservatoire et au Théâtre. Maintenant nous avons des conditions de rêve à la Philharmonie.

Pourrais-tu raconter des moments drôles, des anecdotes qui se sont passés à l’orchestre?

Anne-Catherine, Fabrice, Olivier : Critique était l’année 1996 lors du passage de l’orchestre de RTL à la Fondation Henri Pensis. C’était une période d’instabilité et d’inquiétude.

Drôle, le Concert à Amsterdam où le chef d’orchestre a dirigé la répétition en tirant son veston par dessus sa tête à cause du froid dans la salle du Concertgebouw, en menaçant de refuser de diriger le concert le soir même, si les conditions ne s’amélioraient pas.

Comment va ton instrument et qu’est qu’il en dit?