Christophe Nussbaumer (Photo: Eric Chenal)

Christophe Nussbaumer

Solo-Piccolo

Christophe Nussbaumer

Christophe Nussbaumer wurde 1970 in Basel geboren. Trotz seines Schweizer Passes hat er nie in diesem Land gelebt, sondern bis zu seinem 28. Lebensjahr im Elsass. Dort besuchte er die Schule und erhielt ersten Musikunterricht (Baccalauréat mit Schwerpunkt Musik und die Médaille d'Or degré supérieur auf der Flöte). Anschließend studierte er an den Musikakademien Basel und Genf, wo er nicht nur das Lehr- und Orchesterdiplom erhielt, sondern sich auch einen Premier prix de virtuosité erspielte. Seine Flötenlehrer waren Marc Gutbub, Felix Manz und Maxence Larrieu. Christophe Nussbaumers musikalische Ausbildung wurde ergänzt durch zahlreichen Meisterklassen bei Philippe Bernold, José-Daniel Castellon, Alain Marion, Trevor Wye, James Galway u.v.a. Trotz seiner langjährigen Orchestererfahrung (besonders in Basel und Lausanne), die ihm nach wie vor große Freude bereitet, geht er seit über 20 Jahren einer intensiven kammermusikalischen Tätigkeit nach. Christophe Nussbaumer ist seit 1998 Solo-Piccolo im OPL.

Fragen an den Musiker: 

Comment as-tu choisi ton instrument?

C’est le hasard qui m’a amené à choisir la flûte. Dans ma famille nous étions tous musiciens amateur et mon frère a choisi d’apprendre le violon chez une professeure, membre d’un orchestre en Suisse dont la fille jouait de la flûte. J’allais donc le même jour que mon frère apprendre la flûte et lui le violon.

Quelle importance a le chef d’orchestre pour toi?

Le chef d’orchestre  est le coordinateur qui permet à une centaine de musiciens de jouer ensemble. Il doit générer l’envie de faire de la musique à tous ces musiciens qui ont des personnalités très différentes et qui n’ont donc pas forcément la même conception d’une phrase musicale. Il doit donc jouer un rôle essentiel pour canaliser les énergies et/ou les développer, gérer les dynamiques etc.. Après tout, un chef d’orchestre c’est quelqu’un qui possède un instrument de musique avec de multiples « organes » qu’il s’agit de mener à la baguette tout en sachant les prendre avec des pincettes…

Quel est ton compositeur préféré et quelle œuvre aimes-tu particulièrement?

C’est difficile de répondre, c’est selon l’humeur du jour ou de l’heure de la journée. J’écoute plutôt du classique le matin et le soir du Jazz ou du Rock pour me changer les idées. Mais je reviens très souvent vers J.S. Bach , la force de ses œuvres me réconcilie dans les moments difficiles.

Est-ce que les tournées de l’orchestre sont importantes pour toi?

Oui, cela permet à l’OPL de se montrer en dehors du cadre habituel de la Philharmonie et de Luxembourg et de connaître d’autres avis  à travers les critiques différentes suivant les performances. En même temps nous avons l’occasion de découvrir d’autres villes et leurs salles de concert, de communiquer avec des musiciens et ce que proposent les différents pays.

Quelle signification a la musique pour toi?

Pour moi la musique a plusieurs facettes, elle permet de se relâcher, de se  sentir bien, elle redonne de l’énergie et c’est du baume pour l’âme.

Qui ou quoi est primordial dans ta vie?

D’être heureux et en bonne santé est déjà un grand cadeau. De pouvoir apporter par le biais de la musique du bien à d’autres personnes est primordial et me donne une grande joie de faire ce métier.

Que fais-tu pendant ton temps libre?

En dehors du temps libre de l’orchestre je fais la pratique de l’instrument, ce qui fait parti du métier et je fais un peu de sport avec des collègues (Badmington). Mais ma grande activité sportive, même si elle n’est physiquement pas très engagée, est le billard.

Y a-t-il d’autres genres de musique que tu aimes écouter?

Oui, j’ai une palette de musique que j’écoute assez variée, qui va du Baroque au Pop Rock et le Jazz.

Est-ce que d’autres musiciens ou de compositeurs t’ont marqué(e)?

Le premier musicien qui m’a marqué était mon premier professeur de flûte à l’école de musique et qui a contribué par son encouragement tout au long à ce que je sois là aujourd’hui. C’est lui qui a décélé mon talent et m’a appris l’écoute de la musique en dehors de l’instrument. Le flûtiste James Galway m’a également marqué beaucoup et m’a donné envie de jouer. J’ai eu l’occasion de faire un stage ou deux avec lui, j’admire son énergie et sa bonne humeur, sa sonorité, son vibrato.

Comment es-tu arrivé à Luxembourg et qu’aimes-tu particulièrement ici?

Je suis arrivé à Luxembourg dans des circonstances assez spéciales, j’ai passé trois fois le concours à l’OPL, les deux premières fois n’étant pas les bonnes. La troisième fois je n’étais pas prêt du tout à venir. Pas par manque de motivation, mais des circonstances familiales ont fait que je n’étais pas en forme. J’ai dû me lever à quatre heure du matin pour venir passer le concours, j’ai failli me rendormir, mais malgré tout, j’ai réussi.

Quelle sera l’évolution de l’OPL dans 5 ans selon toi et que lui souhaites-tu pour le futur?

C’est difficile de faire un pronostic mais je pense que le nouveau chef, qui a un énorme potentiel, va nous ouvrir des portes, qu’il va nous amener en tournée et nouera des contacts avec d’autres salles de concert. Je pense que le travail avec lui sera très intéressant. L’OPL devra continuer à évoluer. Il fait déjà un travail remarquable auprès du jeune public, par exemple les concerts « Dating » et d’autres dans cette forme là. Ils sont très importants pour le Luxembourg, montre une approche plus facile de l’orchestre et permettent un contact plus direct entre le public et les musiciens. Pour le futur je souhaite une bonne collaboration avec toutes les institutions du Luxembourg et que l’OPL renforce sont rayonnement au niveau international, qu’il devient un orchestre incontournable au niveau européen.

Pourrais-tu raconter des moments drôles, des anecdotes qui se sont passés à l’orchestre?

Il arrive souvent pleins de petits accidents tels que : le chef commence à diriger un morceau de musique mais la plupart des musiciens n’ont pas compris où se trouve l’endroit et cela donne une belle cacophonie !
Je me souviens aussi d’une fois où un musicien a glissé quelques pièces de monnaie dans la sourdine d’un instrument à cuivre, ce qui a évidemment provoqué un bruit très différent de l’effet recherché.
Lorsqu’un musicien joue de plusieurs instruments (dans les vents c’est assez  fréquent), il arrive qu’il oublie d’en emmener un sur scène et donc c’est un peu la panique.

Comment va ton instrument et qu’est qu’il en dit ?